Un bureau d’étude américain choisi pour la révision du code des hydrocarbures

Un bureau d’étude américain choisi pour la révision du code des hydrocarbures

 

En concertation avec la Banque Mondiale, un bureau d’étude américain a été choisi par le ministère de l’industrie (chargé aussi de l’énergie et des mines) pour assurer la révision du code des hydrocarbures, a déclaré à l’Agence TAP, le Directeur Général stratégies à ce ministère, Mohamed Ali Khelil.

Les représentants de ce bureau d’étude effectueront, une visite en Tunisie, la semaine prochaine, en vue de présenter les bonnes pratiques et d’analyser les défaillances et les ambigüités du code des hydrocarbures actuel , a ajouté le responsable, lors de la huitième édition de la journée Tuniso-Allemande de l’énergie, organisée, jeudi, à Tunis.

« La révision du code des hydrocarbures, qui s’inscrit dans le cadre des chantiers stratégiques menés par le département de l’énergie visant à assurer la sécurité énergétique vise, à regagner la confiance des investisseurs et à faciliter les procédures administratives pour que ce texte soit plus flexible », a-t-il dit.

Et de souligner que parmi les autres chantiers menés par le département de l’énergie figure la diversification du mix énergétique à travers l’élévation du taux de pénétration des énergies renouvelables dans le mix électrique pour atteindre 30% en 2030, contre 3% actuellement, car la production de l’électricité est basée, aujourd’hui, à 97% sur le gaz naturel.

Au sujet du développement durable, il a évoqué que la Tunisie œuvre à réduire l’intensité énergétique de 3% par an durant la période 2016-2030. Deux leviers ont été mis en place pour assurer un changement d’échelle au niveau des investissements dans le domaine de la maitrise de l’énergique.

Il s’agit du fonds de transition énergétique et la loi relative à la production de l’électricité à partir des énergies renouvelables et les textes d’application. Les projets de production d’électricité à partir des énergies renouvelables assujettis aux régimes des autorisations et des concessions ont démarré depuis l’année 2017 à travers la publication de 2 appels à projets, totalisant 264 MW et le lancement d’un appel d’offre de pré-qualification pour 500 MW solaire photovoltaïque et 500 MW éolien, a-t-il rappelé.

De son coté, l’Ambassadeur adjoint de l’Allemagne à Tunis, Carsten Myer Wiefhausen a affirmé que l’examen des moyens et chemins pour réduire la consommation de l’électricité demeure une nécessité incontestable en Tunisie. « Le Partenariat tuniso-allemand de l'énergie peut contribuer activement à atteindre l’objectifs de 30% d'énergies renouvelables dans le mix énergétique d'ici 2030 ainsi que de réduire la consommation d'énergie de 30% » a-t-il avancé.

En fait, une transition énergétique réussie est une base nécessaire d'une société durable, ce qui implique une utilisation efficiente de l'énergie et une baisse de la consommation par le biais de la sensibilisation et d’utilisation de technologies innovantes. Les politiques de promotion de l’efficacité énergétique et les porteurs de la transition énergétique sont les principaux thèmes débattus lors de la huitième journée tuniso-allemande de l'énergie.

Votre commentaire

  • Soumis par Med Ali Khelil le 2 Décembre, 2018 - 17:57
    Le titre choisi par la journaliste ne reflete pas mes propos. La revision strategique du code est la responsabilité du Ministere qui pour la gouvernace de ce projet a constitué un comité de pilotage formé par des hauts responsables de ministères concernés par des cadres de l etap et par des experts locaux de notoriété. Le cabinet international fournira une assistance technique a travers des etudes comparatives et des recommandations basees sur le benchmarking et les best practices. L objectif final est d ameliorer le code actuel pour le rendre plus attractif et mieux adapté a la réalité le tout pour l interet premier de la Tunisie.
  • Soumis par Ali Gaaya le 29 Novembre, 2018 - 22:57
    Quand est ce que nos décideurs vont faire confiance à nos experts? Ce sont bien des Tunisiens qui ont rédigé le Code des Hydrocarbures, pourquoi ne pourra-t-il pas être revu et ‘mis à la page’ par nos brillants concitoyens, à la fois pour le «conventionnel » et le «non conventionnel»? Notre ex-Ministre de l’Energie, Si Mongi Marzoug avait mis en place plusieurs Comités d’experts tunisiens bénévoles, qui avaient pour objectifs l’amelioration des divers volets du secteur de l’energie, y compris l’aspect juridique et légal ! Où sont les rapports préliminaires issus de ce travail, et pourquoi ce travail n’a pas été poursuivi par les Ministres qui lui ont succédé ? ... un gâchis parmi tant d’autres...!