Une énorme claque: Le sénat américain retire le pouvoir militaire à Trump

Une énorme claque: Le sénat américain retire le pouvoir militaire à Trump

Le Sénat américain a franchi une première étape pour restreindre les capacités d’action militaire de Donald Trump contre le Venezuela, après un vote bipartisan rare et très critiqué par la Maison-Blanche.

Des sénateurs républicains se sont joints jeudi à leurs collègues démocrates pour faire avancer une résolution visant à limiter les pouvoirs militaires de Donald Trump contre le Venezuela, un camouflet pour le président américain qui s'est emporté contre ces élus frondeurs. La motion de procédure est passée avec 52 voix pour - dont 5 sénateurs républicains - et 47 contre, et le texte lui-même doit désormais être soumis au vote au Sénat la semaine prochaine.

En cas d'adoption, il se dirigera vers la Chambre des représentants, où son sort est plus incertain. Même en cas d'adoption par les deux chambres du Congrès, Donald Trump pourrait opposer un veto probablement insurmontable au texte, dont la portée reste donc largement symbolique.

En attendant, le président s'est emporté contre la «stupidité» des cinq sénateurs républicains, qui selon lui «ne devraient plus jamais être élus». «Ce vote entrave grandement la défense et la sécurité nationale américaines», a-t-il écrit sur son réseau Truth Social, ajoutant que selon lui le texte était «inconstitutionnel». Celui-ci a pour but «d'ordonner le retrait des forces armées des États-Unis des hostilités à l'intérieur du - ou contre le - Venezuela qui n'ont pas été autorisées par le Congrès».

Les États-Unis vont «diriger» le Venezuela, selon Trump

Donald Trump ne serait ainsi pas autorisé à lancer de nouvelles opérations militaires contre le Venezuela sans un vote préalable des parlementaires. Lors d'un raid spectaculaire samedi, un commando des forces spéciales américaines a enlevé le président Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores à Caracas et les a transportés à New York pour y répondre d'accusations de trafic de drogue.

Depuis, Donald Trump a déclaré ouvertement que les États-Unis allaient «diriger» le Venezuela et que les entreprises américaines contrôleraient son pétrole. La Maison-Blanche n'a pas exclu non plus d'envoyer de nouvelles troupes sur le sol vénézuélien à cet effet.

«Au lieu de répondre aux inquiétudes des Américains sur le coût de la vie, le président Trump a entamé une guerre avec le Venezuela», avait déclaré mercredi le sénateur démocrate Tim Kaine, l'un des auteurs de la résolution, dénonçant le flou selon lui dans lequel l'administration Trump a gardé le Congrès avant l'opération de samedi.

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